On a roulé sur le Gotthard
Le week-end des 11 et 12 mai 2012, notre joyeuse équipe s’est retrouvée à Bière pour une week-end de travail sur notre projet Gotthard. Objectif du week-end: assembler les segments et rouler. Objectif ambitieux auquel on ne croyait pas forcément (mais bien sûr sans l’avouer aux autres).
Arrivés à 11h20, segments déchargés et alignés au sol…
… il y a encore du travail si on veut rouler avant de redémonter dimanche.
L’ajustage des interface se fait parfois dans des positions plus confortable que d’autre…
A gauche Philipp corrige la jonction de l’angle que nous avions mis en place l’automne passé
…et à droite, Francis qui n’aime pas les lattes qui tournent colle celle de l’interface Moesa – Al Sasso.
Petite challenge: quand il n’y a pas assez d’interfaces pour monter le tout, que fais-t’on?
On en reconstruit… 2 interfaces à monter, 2 équipes qui se lancent dans le défit. Qui construira le plus vite son segment interface?
Motivés par le défit, nous ne mettrons que 10 minutes pour construire la structure de 2 interfaces… Qui a dit que le modélisme était une activité qui prenait du temps?
Après l’effort, le réconfort…
sachant qu’il y a aussi de jeunes lecteurs sur mon site, nous nous contenterons de cette photo pour illustrer le réconfort; mais rassurez-vous, nous n’avons pas eu soif.
Les interfaces c’est une chose, mais pour tourner, il faut aussi des boucles. La boucle Sud a été construite par Francis:
Au Nord en revanche, pas encore de boucle… il faut en construire une provisoire en attendant:
Avouez qu’en matière d’assemblage provisoire, on a fait des progrès depuis la réunion de septembre…
En matière de provisoire, certains segments étaient reliés avec de l’adhésif… ou des serre-joints dans des positions acrobatiques, mais à 21h30, nous pouvions nous taper dans les mains: notre réseau était assemblé et un premier train pouvait circuler sur notre maquette!
Après cette dure journée, il était temps d’aller manger et boire et pour le côté nostalgique, revoir le film de notre réseau des 4 saisons…
Comme d’habitude, nous avons palabré jusqu’au bout de la nuit, déliré sur de nouveaux segments, de nouvelles idées de plus en plus folles au fur et à mesure que les verres se vidaient!
Comme nous avions atteint notre objectif samedi, le dimanche allait pouvoir être consacré à faire circuler des trains!
La centrale numérique branchée, on a pu faire tourner jusqu’à 4 trains simultanément, sans problème de rattrapage, avec très peu de déraillements et un surtout beaucoup de plaisir. Une petite vidéo suivra prochainement.
Parmi les endroits magiques du Gothard, Philipp a choisit de reproduire Polmengo avec une rampe hélicoïdale triple pour faire repasser le train à l’étage supérieur:
Vous aurez aussi l’occasion de voir ça sur la vidéo qui suivra.
Nous avons pu apprécier les trains qui circulent et les photographier sous tous leurs angles. Comme d’habitude, c’est aussi l’occasion de montrer ce que d’autres ne doivent pas voir…
… ou voir ce que plus tard on ne pourra plus, comme par exemple Polmengo ou la Biaschina vus d’en haut:
Bref, ce week-end fut un succès et c’est très fatigués (et affamés – n’oublions pas comme le disait Eric en 2005 lors d’une rencontre en Suisse allémanique que le modéliste doit aussi manger) que nous avons démonté le réseau dimanche avant de rendre chez nous…
Terminus secondaire
- Echelle: H0
- Dimensions: 210 x 100cm
- Matériel de voie: Märklin M
- Statut: dessiné pour un lecteur du Modellbahnforum
L’objectif du plan était de dessiner quelque chose qui tienne dans 210 x 100 cm. Petit réseau Märklin représentant un terminus d’une ligne secondaire. Les pentes relativement raides et les voies courtes sont faits pour y faire circuler des trains courts de marchandises et des autorails. Une scierie près du terminus surélevé et une petite industrie en contrebas justifient le trafic de marchandises. Une voie d’évitement dans la partie cachée permet de varier un peu la circulation sur la maquette.
Partie cachée:
Ponte Moesa: Maçonneries
Lentement mais sûrement j’avance… Réalisation des maçonneries en polystyrène pour le pont sur la Moesa:
Découpage dans des blocs de polystyrène extrudé et gravure des pierres. L’étape suivante est la peinture selon la technique habituelle: une couche de fond couvrante, divers lavis pour les teints sombres et dry brushing clair. Une fois en place, viendra encore la patine avec diverses coulures noires (pollution), blanches (calcaire) et couleur rouille (en provenance du pont).
Assemblage provisoire pour avoir une idée générale:
Détails piles et culées:
Avec une Ae 6/6 (Stadt Luzern, modèle Minitrix sur chassis Fleischmann) et voitures internationales italiennes:
Une vue de l’autre côté qui ne sera ultérieurement plus possible car le pont I sera devant:
La suite des travaux: construction du Ponte Moesa I, peinture des ponts et mise en place dans le segment.
To be continued…
Train-photo avec ABDe 8/8 4002 MOB
Hier, samedi 14 avril, j’ai participé à un voyage en train-photo avec l’automotrice ABDe 8/8 4002 du MOB de Zweisimmen à Montreux et retour. Les photos sont disponibles sur mon album, mes je vous en mets quelques unes sélectionnées ici. Attention, certaines photo ont été prises dans des endroits où il n’est pas autorisé d’aller en temps normal. J’ai pu prendre des photos à ces endroits car il s’agissait d’une course spécialement organisée dans ce but. N’essayez pas de prendre des photos par vous-même à ces endroits, danger de mort!
Dépassement de notre train photo par la GDe 4/4 6003 à Schönried
Ponte Moesa II
Au km 148, la ligne du Gothard traverse la rivière Moesa sur un pont de 85m de long. Chacune des voie dispose de son propre tablier. Le pont de la voie montante (voie I), mis en service en même temps que la ligne en 1874 a été remplacé en 1939 par un pont métallique à parois pleines. Celui de la voie descente (voie II) a été mis en service en 1896 et est resté dans sa forme d’origine (avec quelques renforts) en poutrelles d’acier jusqu’à son remplacement par un pont en béton en 1996.
De 1939 à 1996, il y avait donc en parallèle sur la Moesa un pont en acier à parois pleines (Ponte Moesa I) et un pont en poutrelles d’acier (Ponte Moesa II). C’est cette situation que je reproduis sur mon deuxième segment de notre réseau d’exposition du Gothard.
Réalisation du Ponte Moesa II à l’échelle N
Plans
Comme je dispose des plans originaux des CFF (et anciennement du chemin de fer du Gothard, GB), je n’ai pas refait de plan pour la reproduction, mais juste quelques schémas (sur des feuilles de brouillon comme on le voit) afin de voir comment transposer le pont à notre échelle et préparer ma liste des pièces:
Sur ces premiers schémas, on retrouve les longueurs des différentes portées, le type de profilés choisis pour les pièces de base du pont, soit des profilés en T de 2x3mm.
La longueur totale du pont sera de 55.8cm! Comme dans la réalité, il sera composé de 3 portées reposant sur des culées et deux piles intermédiaires en maçonnerie.
On y voit aussi schématiquement les montants et croisillons. Dans la réalité, les croisillons ne sont pas tous identiques: certains sont des T, d’autres des doubles-T (dos-à-dos), parfois des profilés plats dans une diagonale et des T dans l’autre. Par simplification, à l’échelle N, la totalité des croisillons latéraux seront réalisés de la même manière: 2 profilés en T de 1x1mm (le 1×0.5 n’était pas possible) en opposition.
Les schémas suivants ci-dessous présentent le détail des croisillons pour le calcul de la longueur des pièces puis le tablier du pont avec ces croisillons de renforts.
Sur la base de mes plans et petits schémas, j’ai commandé les pièces de laiton découpées à la bonne taille chez Hassler-Profile. Au total, ce sont près de 500 pièces de laiton de différentes formes et tailles:
Réalisation
La construction d’un tel pont est alors essentiellement un travail de patience et de précision. Mon meilleur ami (et certains jours mon meilleur ennemi) ces dernières semaines était mon fer à souder! Un petit conseil pour qui se lancerait dans une telle aventure: un liquide décapant adapté à la soudure choisie facilite grandement le travaux de soudage.
J’ai commencé par la réalisation du tablier du pont. Pour me faciliter le travail, j’ai dessiné le cadre du tablier sur une planche de bois sur laquelle j’ai fixé les deux poutres latérales (T de 2x3mm).
J’ai ensuite construit le tablier avec des profilés en H 1x3mm et des petites barres de 1×2.5 entre les pièces en H.
La principale difficulté de cette étape est de ne pas créer de points de tension qui risqueraient ensuite de créer des torsion. Le tablier terminé doit être bien plat:

Il s’agit ensuite de préparer les côtés du pont. J’utilise le bord de ma planche en bois pour poser les profilé en T de 2x3mm et y soude aux emplacements marqués les montants en profilés en T de 1x1mm. (image de gauche)
Vis à vis de chaque montant, je soude la partie intérieure du montant. C’est aussi un T de 1x1mm, mais il est 3mm plus court que l’extérieur, car il viendra se poser sur les H transversaux du tablier (image de droite).
Les côtés sont ensuite soudés sur le tablier. Cette opération est assez difficile et requiert beaucoup de précision: il s’agit en effet d’être bien perpendiculaire:
Les croisillons sont ensuite soudés à l’extérieur et à l’intérieur de la parois. Une fois cette étape réalisée, on a déjà une bonne idée de l’allure générale qu’aura le pont une fois terminé:
On répète la procédure pour le deuxième côté et pour les 2 autres portées du pont… et après plus de 20 heures de soudure, d’énervement à cause de petites pièces qui sautent, de soudures qui ne tiennent pas, de doigts brûlés (rappel des dimensions, chaque élément su pont mesure 18×18.5mm), etc. on peut enfin se réjouir des 3 éléments terminés:
Ce n’est pas tout à fait terminé, il y a encore des renforts en profilés L de 0.5×0.5mm qui se placent sous le tablier. Mais c’est une véritable partie de plaisir et 2 heures me suffiront à tous les souder sur les 3 parties du pont:
Il reste bien sûr encore beaucoup à faire: les culées et piles du pont, la peinture, la mise en place de la voie et des petits éléments diagonaux de renforts pour la fixer, la mise en place du pont et les raccords entre les portées, … et surtout le deuxième pont (Ponte Moesa I) que je ne manquerai pas de vous présenter aussi. Mais en attendant, pour le plaisir des yeux un avant-goût de l’ouvrage terminé, avec Ae 6/6 et voitures lourdes:
Table basse
Variation sur un thème déjà traité, celui de la table basse. Le souhait du modéliste est d’avoir une partie à un niveau inférieur et un réseau qui permette quelques manoeuvres, le tout dans la surface réduite d’une table basse.
- Echelle: N
- Dimensions: 90 x 60cm
- Matériel de voie: Arnold
- Statut: dessiné pour un membre du forum du N
Le plan est basée sur un circuit circulaire avec une voie qui descend au niveau -1. Ce dernier est équipé d’une deuxième voie qui permet de remiser un convoi. On peut même envisager d’exploiter cette « gare cachée » de manière automatique. Dans la partie visible, la gare est pourvue d’une voie en tiroir pour un autorail qui pourrait faire des allers-retours entre la gare et une petite station en cul-de-sac (les deux voies dans la partie supérieure du plan). Deux voies pour une halle marchandises ou un EP complètent la gare.
Typologie des gares
Dans les réflexions sur la planification, j’ai présenté ma manière de concevoir le modélisme comme une reproduction d’un trafic avec des trains circulant de gare en gare. Je me suis rendu compte dans les questions posées par d’autres modélistes qu’on ne sait pas forcément comment représenter une gare et à quoi faire attention.
Pour répondre à ces interrogations, je vous propose ci-dessous quelques exemples de planifications de gares. Il s’agit de représentations schématiques dont le but est d’aider le modélisme à faire une plan qui imite une certaine réalité. Les gares réelles ont bien sûr chacune leurs caractéristiques qui dépendent de l’exploitation, des besoins de desserte, de la place disponible et de l’histoire.
Comment transcrire ceci en miniature dépendra aussi de la place disponible, des trains à faire circuler, du budget, de l’époque reproduite et des goûts du modéliste. Mais ce que toutes les gares ont en commun, c’est une interface avec la route (ou au minimum un chemin) et la possibilité pour des voyageurs de monter/descendre du train ou de charger/décharger des marchandises.
Question #8: alimentation des voies après un aiguillage
Cette question a été posée sur l’article du câblage des aiguillages:
J’ai un soucis : comment envoyer du courant sur la voie courbe et isoler la voie droite j’ai des aiguillage rocco WI 15
Je voudrai isoler les voies qui ne sont pas déservie, comme des canton, mais a l’aiguille je n’y arrive pas et je n’ai pas de schémas.
Comme la question avait été posée quelques jours auparavant sur le-forum-du-N, je propose ici quelques schémas avec explications. Je me base dans mon explication sur un système en courant continu 2 rails. Pour le système Märklin à conducteur central, c’est ce dernier qu’il faut isoler en lieu et place d’un rail.
Trains navette
Comme mon assemblage modulaire ne me permet pour le moment pas de tourner, je n’ai mis sur mes modules pour le moment que des compositions navettes. Photos:
Question #7bis: comment calculer la pente?
La question #7 concernait la pente maximale. Aujourd’hui sur le-forum-du-N, une question similaire a été posée, à savoir comment calculer la pente pour avoir des belles pentes régulières. J’essaie ici d’expliquer ceci simplement.
Théorie
La pente exprimée en % (parfois en pourmille pour les trains) est calculée comme le rapport entre la hauteur h, exprimée en centimètres et la distance horizontale d, exprimée en mètres. (Ou les 2 dans la même unité, mais multiplier le résultat par 100).
Remarques:
- La pente n’a pas d’unité et est indépendante de l’échelle
- La distance n’est pas égale à la longueur des rails. Toutefois avec des faibles pentes de l’ordre de 2 à 3%, la différence est très faible et peut être considérée comme négligeable (inférieure au mm par mètre).






























